Empreinte carbone : régime alimentaire versus consommation énergétique

Les personnes qui se soucient de l’environnement ont sûrement entendu parler de l’empreinte carbone. Mais comment la réduire ?

Réduire votre empreinte carbone

empreinte carbon

Vous vous souciez de l’environnement ? Dans ce cas, vous avez sûrement déjà entendu parler de l’empreinte écologique. Ce chiffre exprime la surface de terre et d’eau dont vous (et votre famille) avez besoin pour subvenir à vos besoins alimentaires et énergétiques et pour traiter vos déchets. Si nous voulons bâtir un avenir durable, il importe de réduire au minimum cette empreinte. Comment ? En optant pour de l’électricité verte ou en chauffant notre maison au gaz, par exemple. Mais il existe bien d’autres façons d’apporter sa pierre à l’édifice.

Empreinte écologique : un calcul complexe

Bien que la notion d’empreinte carbone suscite quelques critiques — sa formule ignore en effet plusieurs facteurs —, elle demeure une mesure importante pour évaluer notre impact sur l’environnement. Le calcul de votre empreinte écologique vous donne une idée des changements concrets que vous pouvez opérer. Or, sachant que l’empreinte moyenne des Belges est environ six fois supérieure aux ressources mondiales disponibles par personne, il est grand temps de passer à l’action.

Quand écologie rime avec alimentation consciente

Nous voyons régulièrement paraître des rapports qui prouvent qu’une alimentation exclusivement végétale représente l’un des modes de vie les plus durables. Ce qui n’a rien d’étonnant, quand on pense que la production d’un kilogramme de fromage, par exemple, requiert 4 000 à 5 000 litres d’eau et que les cultures destinées à l’alimentation animale mobilisent une grande partie des surfaces agricoles qui, à leur tour, supposent une réduction des surfaces forestières. Les personnes qui souhaitent passer à une alimentation dite « végane » adopteront automatiquement des habitudes de consommation plus responsables. Il suffit d’étudier les produits des supermarchés pour s’en convaincre : nombre d’entre eux contiennent en effet des matières animales.

Surveiller sa consommation énergétique pour un changement durable

Mais un « simple » changement de régime ne fera pas l’affaire. D’ailleurs, une alimentation fortement dépendante d’ingrédients exotiques est tout aussi préjudiciable à l’environnement. Ne sous-estimez pas non plus le fameux « effet rebond » : comprenez qu’une fois que vous aurez l’impression de vivre de manière plus écologique, vous risquerez de faire moins attention à votre consommation d’énergie réelle et, par conséquent, d’annuler les effets bénéfiques de votre démarche. Tout l’art consiste donc à persévérer dans vos choix durables et à rester à l’affût des améliorations potentielles. En ce sens, il est utile de rappeler que les petits ruisseaux font les grandes rivières. Quelques suggestions :

  • Jetez votre dévolu sur l’électricité verte et sur les sources d’énergie renouvelable. Investissez par exemple dans l’énergie solaire et/ou dans une pompe à chaleur. Veillez aussi à faire une utilisation optimale de votre thermostat. Besoin d’un nouveau chauffe-eau ? Optez pour un chauffe-eau solaire. Remplacez vos appareils ménagers et vos lampes par des modèles économes en énergie et n’hésitez pas à prendre vos habitudes à la loupe. Évitez par exemple de laisser inutilement vos lumières ou appareils allumés.
  • Optimisez l’isolation de votre logement.
  • Limitez votre consommation d’eau quotidienne : préférez les douches aux bains, utilisez de l’eau de pluie pour la chasse d’eau des toilettes et ne laissez pas couler inutilement le robinet.
  • Gérez judicieusement vos déchets : limitez les emballages et les articles jetables et privilégiez les matériaux réutilisables. Triez vos déchets afin de faciliter le recyclage.
  • Laissez autant que possible votre voiture au garage et déplacez-vous à vélo ou en transports publics. Vous prenez quand même la voiture ? Adaptez votre vitesse ou choisissez le covoiturage.
  • Ne prenez pas systématiquement l’avion quand vous partez en vacances. Chaque vol transatlantique évité permet d’économiser 1,6 tonne de CO₂.
  • Prenez le pli de la consommation durable : vérifiez les matériaux qui composent un objet et les conditions dans lesquelles il a été fabriqué. Posez-vous la question de savoir si vous en avez réellement besoin.
  • Appliquez cette démarche durable à votre alimentation : choisissez autant que possible des produits de saison cultivés localement.

 

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Posté le:

14 augustus 2018

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